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Stage de dessin - Les carnets de voyages

Egine/Aegina est double, secrète et timide. Pour le voyageur de passage, elle ne se laissera découvrir qu’en surface : la ville en forme de théâtre avec ses maisons néo-classiques, la cité antique, le port de pêcheurs de Perdika avec la petite île de Moni, la vieille ville médiévale de Paléochora, le monastère d’Aghios Nektarios et bien sûr le fameux temple d'Aphaïa. Mais Egine cache des merveilles au cœur de ses montagnes et grâce aux sentiers retrouvés par l’association de randonneurs Energoi-aegina, au fil des chemins elle se dévoile. 

Au centre du golfe saronique, Egine est l'île la plus proche d’Athènes, véritable banlieue pour les athéniens qui sont nombreux à y séjourner les week-ends dans leurs maisons de vacances. Première capitale de la Grèce luttant pour son indépendance en 1828-29, la ville offre de beaux exemples d’architecture du début du 19eme siècle. Avec ses cafés et ses tavernes traditionnelles installés sur les terrasses, elle s’anime le soir d’une ambiance tranquille et familiale.

L'île fut occupée dès l’époque néolithique, vers 2500 av J.C. le commerce maritime était florissant et en relation avec la civilisation minoenne de Crète. Elle fut une des premières cités commerçantes de l’antiquité. Le site de Colonna avec le musée archéologique, et le temple d'Aphaïa, un des trois temples du triangle sacré, situé sur les hauteurs d’Aghia Marina dans la pinède, sont les témoins de cette prospérité.

Paléachora, invisible de la mer, était un refuge pour les habitants dès le XIIIème siècle, la citadelle vénitienne, construite en 1462, permettait de surveiller toutes les approches de l'île.

Détruite par Barberousse en 1537, reconquise par les vénitiens, elle fut abandonnée définitivement au XVIIIème siècle au profit de Chora au bord de mer. Aujourd’hui un chemin balisé conduit d’un bâtiment religieux à l’autre dispersés sur la colline, églises et monastères renferment des fresques, les plus anciennes datant du XIVe siècle.

C’est en parcourant les sentiers de l’intérieur des terres que l’on découvre les secrets d’Egine : petites gorges entourées de pins, réservoirs d’eau en pierre « les souvalas » probablement construits dès l’antiquité, « dragonspiti » habitats minoens, anciens villages édifiés en pierres volcaniques, ruines de moulins, oliveraie millénaire sur un plateau au pied du Mont Oros, plantes sauvages, monastère au cœur de l'île…toute une richesse qu’il faut chercher, un patrimoine discret à découvrir.

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Les carnets de voyages
Pascaline Bossu • 0030/697 35 35 713 • pascalineboss@hotmail.com • © toutes les photographies sont soumises à des droits d'auteur 
Randonnée - Egine

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